Il existe deux types de moules :
Les moules destructibles sont fabriqués
en sable ou en céramique. Après la coulée
et la solidification du métal, ils doivent être
désagrégés pour libérer les pièces.
L'atelier de moulage est organisé autour de la fabrication
et de la manutention des moules, ce qui implique l'existence
d'une sablerie et d'importants transferts de matériaux.
Les moules permanents sont métalliques.
Ils sont réutilisés plusieurs milliers de fois,
car on les ouvre pour libérer la pièce. L'atelier
de moulage est simplifié par la suppression de la sablerie
et la réduction des manutentions des moules.
Les outillages sont, d'une part, les modèles
ou les plaques-modèles qui permettent de réaliser
les empreintes dans le sable et, d'autre part, les moules permanents.
Il faut ajouter les "boites à noyaux" destinées à réaliser
des volumes en sable - appelés "noyaux" - qui
permettent d'obtenir des cavités et des surfaces aux formes
complexes : le noyautage est indispensable dans
la plupart des pièces.
La fusion permet de porter les alliages à l'état
liquide. L'énergie utilisée sera, selon les cas,
l'électricité, le gaz, le coke ou le fuel.
La coulée est l'opération qui
permet d'introduire le métal liquide dans les moules.
Les températures nécessaires pour couler les métaux
et alliages sont très variées : aciers moulés
1700°C, fontes 1500°C, alliages cuivreux 1200°C,
alliages d'aluminium 700°C, alliages de zinc 400°C.
Le parachèvement comprend une suite
d'opérations, dont l'élimination du sable du moule
et des noyaux. Selon les cas, viennent ensuite le grenaillage,
les traitements thermiques, les usinages, la peinture ou les
traitements de surface.
A toutes les phases de la fabrication, s'insèrent de
nombreuses opérations de contrôle (Tridimensionnel,
Ultrasons, Magnétoscopie, Gammagraphie ). La gestion de
la qualité est l'une des clés de la réussite
industrielle, particulièrement dans les industries de
la fonderie où il faut maîtriser un nombre élevé de
paramètres au cours du processus de production. |