Les industries de pièces métalliques
moulées réutilisent en grande partie les déchets
qu’elle génère (retours et rebuts) ainsi que
ceux des autres industries transformatrices de métaux. En
2000 en France, 11,9 millions de tonnes d’alliages ferreux
et 1,4 millions de tonnes d’alliages non ferreux ont été recyclés,
collectés, triés et conditionnés par plus
de 1 000 entreprises de récupération. Environ 35%
de ces déchets proviennent de la démolition (navale,
ferroviaire, bâtiment,…) ; 20 à 25% sont des
chutes neuves des industries de transformation des métaux,
et 40 à 45% résultent de la récupération
de pièces en fin de vie (automobile, électroménager,
bureautique, …).
Vielles pièces en fonte, chutes neuves de transformation
et ferrailles de récupération, constituent de véritables
matières premières qu’utilisent les fonderies
de ferreux. Les vielles fontes en vrac, peu homogènes
malgré leur cotation par lots, servent à fabriquer
des contrepoids et diverses pièces non mécaniques.
Les chutes neuves, dont la composition chimique est bien identifiée,
conviennent à la réalisation de pièces mécaniques.
Quant aux ferrailles de récupération, elles représentent
60% de la charge enfournée par les fonderies d’acier
moulé.
Les fonderies de non ferreux utilisent dans des proportions
importantes des alliages dits de deuxième fusion qui sont
issus des déchets et chutes de métal refondues
par les affineurs et qui sont livrés sous forme de lingots
ou de métal liquide. En France, les deux tiers des pièces
moulées en aluminium le sont à partir du métal
refondu qui se retrouve dans les carters, pistons, culasses,
collecteurs, de votre voiture. La récupération
des alliages cuivreux constitue une précieuse source d’approvisionnement
pour la robinetterie, la fonderie d’art, la construction
navale et automobile.
Le recyclage, devenu rentable, est un des modes écologiques
de traitement des produits en fin de vie qui est appelé à se
développer, notamment avec l’application de la Directive
Européenne des véhicules en fin de vie. |