Le secteur de la fonderie en 2006 : reprise de l’activité

Après une année 2005 en baisse, le secteur de la fonderie française a connu un regain d’activité en 2006 avec une hausse de +2,8% des volumes produits. Ce rebond d’activité est dû principalement à la poussée des exportations, et ce, malgré le recul de l’activité automobile, 1er secteur client de la profession et de la concurrence des pays ayant une main d’œuvre à bas coût.

Le chiffre d’affaires hors taxes de la profession a atteint 5,56 milliards d’euros en 2006, progressant de 4,6% par rapport à 2005, conséquence de la hausse quasi historique des prix de l’énergie et des matières premières non ferreuses (cuivre et zinc essentiellement). Cette hausse du chiffre d’affaires est également tirée par la progression de l’activité des fonderies à l’international (+9,2% en valeur).
Les marchés principaux sont l’industrie automobile et l’industrie des équipements mécaniques.

Après une année 2005 exceptionnelle, les industries françaises de la fonderie ont continué d’améliorer leur position à l’international, en enregistrant une progression de +8,6% en volume (+9,2% en valeur) de leurs ventes à l’étranger.  L’Union Européenne absorbe plus des trois quarts des ventes du secteur, et plus particulièrement l’Allemagne, premier client des produits moulés français,  avec une part de 21% du marché européen, contre 28% l’année précédente.

Les taux d’utilisation des capacités de production enregistrés sur l’année 2006 se sont légèrement améliorés: 81,7 % en moyenne pour le secteur, contre 81% en 2005

En 2006, Les importations de produits moulés en valeur ont de nouveau progressées par rapport à l’an passé: tous alliages confondus, ces dernières ont augmenté de +3,9%, contre +3,2% en 2005 et +14% en 2004.
La Chine représente en valeur le plus gros importateur du secteur. Elle a vu de nouveau sa part dans les importations totales de la fonderie française progresser : +11,4% en 2006.
 

  Les fonderies de  métaux ferreux
  • Reprise de l’activité de +4,8% en 2006

L’activité de la fonderie de métaux ferreux a enregistré une augmentation des volumes produits en 2006, grâce notamment à la bonne tenue des fontes de voirie.

Au total, la production en volume des fonderies de métaux ferreux a augmenté de +4,8% par rapport à l’année précédente, avec un niveau de 2 063 108 tonnes.

Les fontes de voirie ont connu une très forte augmentation de leur activité : +13,4% des volumes produits en 2006. Cette activité a bénéficié de la bonne tenue du secteur de la construction, sur le marché intérieur (+4,1% en volume), mais surtout sur le marché extérieur (+14,2%).

A l’inverse, l’activité des fonderies de métaux ferreux de sous traitance est resté stable : -0,1% en volume en 2006, l’accroissement de la demande de certains clients du secteur des biens d’équipements (dont le  matériel de travaux publics,…) ayant compensé en partie le recul de l’activité du secteur automobile. La part du chiffre d’affaires des fonderies de métaux ferreux de sous-traitance a reculée de 69,9% à 65,4% en 2006.

Les livraisons totales des fonderies ont elles aussi progressé de +4,2% en volume : ainsi, les tonnages exportés ont connu une hausse de +9,6% en 2006 par rapport à l’année précédente. En valeur, les livraisons totales ont progressé de +2,1% (+9,1% à l’export). Cette reprise s’explique essentiellement  par les bonnes performances du secteur sur le marché extérieur.

Le chiffre d’affaires global hors taxes a, pour sa part, atteint 3,053 milliards d’euros contre 2,971 M€ en 2005, soit une hausse de +2,8%. Ce chiffre d’affaires, qui représente la valeur de la production de l’ensemble des fonderies de métaux ferreux, prend en compte aussi bien l’activité des fonderies que celle des fonderies intégrées (fonderies réalisant des pièces pour ses propres besoins, et n’ayant pas d’autres clients qu’elles mêmes).
 

 

Les fonderies de métaux non ferreux

  • Nouvelle baisse de l’activité en 2006 de -7,5%

Les fonderies de métaux non ferreux ont connu une nouvelle baisse de leur activité en 2006, confirmant ainsi le ralentissement enregistré en 2005. Ce recul touche aussi bien les volumes produits que livrés (totaux ou à l’export). Par contre, en valeur, l’activité augmente : +5,9% en 2006 (+9,5% pour l’export).

La production totale du secteur s’est élevée à un peu moins de 350 000 tonnes, soit une baisse de -7,5%. Les livraisons en volume ont, quant à elles, chuté de -9,1%.
L’événement majeur de l’année 2006  a été constitué par la hausse des prix des matières non ferreuses et de l’énergie, d’une ampleur quasi historique. Sa répercussion sur les prix de vente des pièces moulées en aluminium, zinc et cuivre essentiellement, bien que partielle, a gonflé artificiellement les chiffres d’affaires des fonderies de métaux non ferreux (+6% en moyenne) alors que l’activité réelle en volume a reculé. Malgré une forte baisse des volumes exportés (-8,1% en 2006), les fonderies dans leur ensemble ont ainsi enregistré une progression marquée de leurs exportations en valeur : +9,5%.

Presque toutes les activités ont connu une baisse de leur production en volume, respectivement de -8,5% pour les alliages légers, de -3% pour les produits moulés en cuivre et en alliages cuivreux, et de -6,1% pour les produits moulés en zinc et alliages de zinc.
Les produits moulés en autres métaux non ferreux n’ont pas suivi l’évolution globale du secteur : cette activité est dominée par les super alliages, qui ont fortement progressé de +37% tirée par la construction aéronautique ; en effet, après une année 2005 record, la croissance de ce secteur a progressé de +7% en 2006. L’activité civile a augmenté en liaison avec la hausse des cadences des constructeurs d’avions. Celle du secteur militaire a légèrement augmenté, dans le cadre d’un budget de défense en hausse modérée.

Le chiffre d’affaires global hors taxes a atteint 2,5 milliards d’euros en 2006 contre 2,3 M€ l’année précédente, soit une hausse de +7%. Ce chiffre, qui représente la valeur de la production de l’ensemble des fonderies de métaux non ferreux, prend en compte aussi bien l’activité des fonderies que celle des fonderies intégrées (fonderies réalisant des pièces pour ses propres besoins, et n’ayant pas d’autres clients qu’elles mêmes).

L’industrie automobile reste de loin le premier débouché des fonderies de produits moulés en métaux non ferreux puisqu’elle représente plus de 70% des débouchés du secteur malgré une diminution de sa part comparée à l’année précédente (71,6% en 2005).